Sexualité au collège, un tabou ?

13 ans. Appareil dentaire, premières poussées d’acné, corps qui change, voix qui mue… et aussi, selon l’Organisation mondiale de la santé, l’âge idéal pour commencer à parler sexualité.

L’éducation à la sexualité a fait son entrée dans les établissements scolaires du second degré en 1973. D’abord facultative, axée sur la contraception et les maladies vénériennes, la “discipline” est devenue obligatoire en 2001, à raison de 3 séances annuelles. Des séances axées sur les connaissances biologiques mais aussi sur les dimensions psychologiques, sociales et éthiques de la sexualité. Il ne s’agit plus seulement d’expliquer aux élèves “comment on fait les bébés” mais aussi de les responsabiliser sur leur santé, leurs libertés, leurs choix…

CollegeEleves4 509 collégiens de Côte-d’Or, de 3e et 4e, ont bénéficié en 2013 de séances d’éducation à la sexualité animées par des professionnels (conseillères conjugales et familiales, médecins de PMI, infirmières, sages-femmes) issus des huit centres de planification et d’éducation familiales de Côte-d’Or qui interviennent aussi dans les lycées. Le personnel du centre de planification intervient la plupart du temps en binôme avec l’infirmière scolaire du collège et/ou un professeur (souvent celui de science) ayant suivi la formation “d’éducation à la sexualité” dispensée par l’Éducation nationale.

Lors de chaque séance, les élèves – présence obligatoire – sont répartis par petits groupes afin de créer un espace de parole sécurisant où l’écoute, le respect et la confidentialité sont de mise. Libres de s’exprimer ou de garder le silence, les jeunes apprécient ces temps de parole où ils peuvent échanger, entre eux et avec des adultes, sans être jugés, et poser toutes les questions qui les préoccupent.

Les thèmes favoris ? Les changements du corps, psychologiques et relationnels, les relations filles/garçons, les rapports sexuels, hétéro ou homosexuels, la contraception, la grossesse, désirée ou non, les maladies sexuellement transmissibles…

L’objectif est de les faire réfléchir entre eux sur la prise de risques, tenter de surmonter certains préjugés, développer leur sens des responsabilités, rendre les jeunes “acteurs de leur santé et de leur sexualité”.

Si l’éducation à la sexualité relève d’une co-responsabilité avec les parents, trouver ici un adulte professionnel à l’écoute peut apporter au jeune de nombreuses réponses à ses interrogations ou inquiétudes et appeler au respect de l’autre.

Centre de Planification Familial du Conseil Général

Tél. : 03 80 63 68 34

 

L’adosphère – Maison des adolescents

Logo-AdosphereAfin d’aller au plus près des jeunes du territoire, l’Adosphère tient des permanences au sein d’une douzaine de lycées et de collèges du département.

Ces rendez-vous sont appréciés et repérés par les élèves comme étant des temps d’écoute et d’échanges, d’accompagnement sécurisés. Ils contribuent à prévenir et pallier des situations sociales, familiales, amicales parfois complexes et douloureuses supportées par des jeunes et leur entourage.

Au-delà de ces permanences, l’Adosphère participe activement à des actions collectives de prévention initiées par les établissements bien souvent dans le cadre de leur Comité d’éducation à la santé et à la citoyenneté (CESC).

Renseignements ici

Tél. : 03 80 44 10 10
www.maisondesadolescents21.fr

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